Critique
Frank Bascombe est de retour chez Richard FORD. Après avoir été chroniqueur sportif ou agent immobilier dans « Indépendance » ou « Un week-end dans le Michigan, Frank est à la retraite. Il a 68 ans, vit en couple avec Sally et profite d’une existence paisible dans le New Jersey. Mais les événements, ou d’anciennes connaissances, viennent troubler sa quiétude dans quatre récits qui s’enchaînent.
Demeure et destruction
Arny, qui a racheté la maison de Frank, se rappelle à son souvenir après que l’ouragan Sandy ait totalement détruit la demeure. Une femme noire veut visiter son habitation actuelle, afin de se rendre compte des évolutions qui ont marqué la maison qu’elle a habité anciennement et où un drame a bouleversé le cours de son existence. Ann, l’ex-épouse de Frank, atteinte de la maladie de Parkinson, vient occuper une maison de retraite près de son domicile. Enfin, Eddie, ancien agent immobilier, en phase terminale d’un cancer qui le ronge, appelle Frank à son chevet pour lui confier un terrible secret.
Désabusement
Il est toujours question de fin de vie dans ces récits qui concernent une ancienne résidence où a séjourné Frank. Lassitude, vieillesse, destruction, existences en lambeau dans une Amérique désabusée : le tableau est sombre, le portrait est dur. Mais le style enjoué, les formules rédigées avec l’élégance d’un humour noir, font mouche et rendent le livre attachant. C’est triste et tendre à la fois.




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