Critique
Laura Antonelli (1941-2015) fut essentiellement l’actrice de deux films : Malizio, de Salvatore Samperi (1973), où sa poitrine pigeonnante sous sa blouse donna des bouffées de chaleur à des millions d’adolescents, et L’Innocent, dernier film de Luchino Visconti (1976), qui lui décerna le titre de « plus belle femme du monde».
Elle est connue également pour avoir été la compagne de Jean-Paul Belmondo dans un relation passionnée.
De Pola où elle est née, en Istrie. à Rome où elle vécut sa dolce vita, jusqu’à Ladispoli, minable cité balnéaire où elle mourut dans la dèche, défigurée par des opérations de chirurgie esthétique ratées, Philippe Brunel suit la trace de cette étoile du cinéma italien déchue, déçue.
Un narrateur cherche à rencontrer l’ancienne actrice dans la torpeur d’un été romain pour le compte d’un producteur. C’est le prétexte pour l’écriture d’une histoire qui consiste en la recherche vaine d’une femme fuyante qui echappe aux regards mêmes. Mais il ne saisit que son ombre.
Arrêtée et condamnée pour possession de drogue, Laura Antonelli a déjà dit adieu à ses contemporains.




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