On attend une classe qui n’arrive pas (coincée en car ou sur le rail, bref en détresse quelque part hors de Bruxelles). Nous sommes cinq : Timothée de Fombelle, Anne-Marie Panzera, qui doit dialoguer avec l’auteur, un monsieur, une dame et moi. On se resserre pour une rencontre intimiste. Nous formons une petite bulle au milieu d’au moins soixante chaises. Timothée (appelons-le par son prénom vu l’ambiance intimiste) se raconte : un écrivain qui se promet d’écrire un roman en gardant les pieds sur terre. Fini le surréalisme et pourtant chaque histoire entamée file vers l’imaginaire. Il ne peut s’en empêcher! Comme tous les écrivains, une part de lui-même déborde dans ses livres.

Dans Victoria rêve, il y a une petite part d’autobiographie. Victoria est incroyable, elle apparaît légère et en apesanteur, le lecteur se demande si elle est proche de la réalité ou complètement à l’ouest. Mais la charmante héroïne a bien les pieds sur terre et c’est à nous, lecteur, surtout le lecteur adulte, à se prendre la claque de sa vie quand cette rêveuse dit à son père :  » allez, on rentre à la maison! » Pas question de tout dévoiler, lisez-le…

Ce qui a inspiré Timothée pour Tobbie Lolness, c’est un carré de pelouse. Et oui! Un peu de gazon suffit à imaginer comment se vit l’infiniment petit. Pour lui, pas besoin d’inventer des dragons ou des monstres sortis d’un imaginaire qui ne serait pas le sien, tout est là en minuscule, il suffit de se concentrer sur un brin d’herbe et l’histoire commence. Je n’ai pas encore lu ces deux tomes qui ont fait sa renommée. Lacune à réparer au plus vite!

Info en primeur : Tobbie va devenir une star du petit écran d’ici peu. Une série animée de treize épisodes sont prévus. A ne pas manquer!

Quand à Céleste ma planète, c’est le contraire de Tobbie Lolness: le minuscule est remplacé par l’immensément géant. Les tours, la pollution, l’industrie à grande échelle qui tue notre planète à petit feu. J’avoue avoir eu peur pour Céleste pendant ma lecture!

Son dernier album Georgia est une comédie musicale accompagné d’un CD lu par Cécile de France et une belle brochette de chanteurs français. Timothée nous confie qu’il avait envie de créer son Emilie Jolie. Du rêve, encore du rêve, que du rêve!

Ce que nous attendons de Timothée : qu’il continue à nous emmener encore longtemps là tout près tellement loin.

Rencontre surréaliste, hors du temps comme il me l’écrira dans une dédicace. Ce moment magique restera « presque » confidentiel. Une bulle au milieu de la foire du livre de Bruxelles version 2017.
Merci Timothée de Fombelle!

Jacqueline